Blue zones - Escale au Japon

Du 17 au 21 novembre, les convives du pôle Entreprise ont pu déguster des mets inspirés de la tradition culinaire du Japon dont l’île d’Okinawa fait partie des cinq régions du monde appelées Blue zones. Des régions, à l’instar de la Sardaigne en Italie, de l’île de Nicaria en Grèce, de la péninsule de Nicoya au Costa Rica et de Loma Linda aux États-Unis où l’on vit plus longtemps et en bonne santé. Les raisons ? Leurs habitants partagent des habitudes clés : alimentation majoritairement végétale, activité physique quotidienne, liens sociaux forts, gestion du stress et sens donné à la vie. Ces facteurs combinés favorisent la longévité et réduisent les maladies chroniques.

Nuts & seeds

Les noix et graines sont excellentes pour la santé. Et en plus, elles sont délicieuses, surtout lorsqu’elles sont intégrées dans les mets apprêtés par les Chefs de cuisine d’Eldora qui ont régalé les convives des écoles et du pôle Enseignement du 17 au 21 novembre.

Veganuary - Et si l’on poursuivait sur la lancée…

En janvier, les convives d’Eldora ont pu s’essayer à une alimentation axée sur le végétal. Nos diététiciennes, Jennifer Bouhon et Nadia Mendonça, nous livrent leurs conseils pour garder de bonnes habitudes.

Après le Veganuary, quels enseignements nutritionnels peut-on garder pour continuer à manger plus végétal tout en conservant une alimentation équilibrée ?

J.B. et N.M. Le Veganuary montre qu’il est possible de réduire les produits d’origine animale sans déséquilibrer son alimentation, à condition de varier les sources de protéines végétales. On retient surtout l’intérêt des légumineuses, céréales complètes, fruits à coque et légumes pour couvrir les besoins en protéines, fibres et micronutriments.

Pour la suite, il est important de garder ces groupes d’aliments dans son quotidien. Ces derniers font partie intégrante d’une alimentation équilibrée, recommandée par la Société Suisse de Nutrition.

Quels conseils donneriez-vous pour transformer l’essai du Veganuary en habitudes alimentaires durables et positives pour la santé sans tomber dans la monotonie ou les carences ?

J.B. et N.M. L’idée n’est pas d’être strict, mais progressif : instaurer des repas végétariens et végétaliens réguliers en augmentant progressivement leur fréquence, varier les recettes et alterner les sources de protéines. La diversité alimentaire est la clé pour éviter lassitude et déficits tout comme le soin apporté aux couleurs dans l’assiette. En cas d’alimentation exclusivement végétale, l’accompagnement par un.e diététicien.ne est essentiel afin d’éviter les carences et d’adapter les apports.

Quels nutriments restent à surveiller sur le long terme lorsqu’on réduit sa consommation de produits animaux ?

J.B. et N.M. Lorsque les produits d’origine animale diminuent, il faut être attentif aux apports en protéines, fer, vitamine B12, calcium, iode et oméga-3. Une alimentation végétale bien construite les couvre en grande partie, avec fréquemment une supplémentation ciblée, notamment pour la B12 et le fer.

Quels réflexes simples adopter pour conserver un bon équilibre alimentaire lorsqu’on alterne entre alimentation végétale et omnivore ?

J.B. et N.M. Conserver une assiette structurée reste fondamental : légumes, féculents (complets ou non), source de protéines et matières grasses de qualité. Ce repère simple fonctionne aussi bien pour un repas végétal qu’omnivore et pour tous les repas de la journée.

Comment concilier alimentation végétale, plaisir de manger et contraintes du quotidien si l’on ne veut pas recourir à des aliments ultra-transformés décriés ?

J.B. et N.M. En misant sur des aliments bruts ou peu transformés faciles à utiliser : légumineuses en conserve, légumes surgelés, céréales complètes et assaisonnements maison (herbes et épices). La cuisine végétale peut rester gourmande, accessible et compatible avec le manque de temps.

De l’anticipation et une bonne organisation en cuisine permettent la confection de repas équilibrés et qualitatifs, car faits maison. Il ne faut pas hésiter, par exemple, à cuisiner le double de lentilles afin de pouvoir les réutiliser pour un second repas vite préparé.